Analyse du mois : Escalade des tensions entre Washington et Téhéran

Depuis le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien en mai 2018 (JCPOA), et le rétablissement des sanctions économiques prises par les États-Unis à l’encontre du régime iranien en novembre de la même année, les relations entre les deux États sont très tendues. La qualification récente par le Secrétaire d’État américain du « corps des Gardiens de la révolution islamique » d’organisation « terroriste » a, par ailleurs, accru ces tensions.

Le 15 mai dernier, l’Iran a officiellement suspendu certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord de Vienne. Plus récemment encore, le conseiller américain à la sécurité nationale, John BOLTON, a déclaré que la présence militaire américaine dans le Golfe (le Carrier strike group et le Bomber task force) « envoyait un message clair et sans équivoque au régime iranien : toute attaque contre les intérêts américains (…) sera confrontée à une force implacable ».

Dans le même temps, les États-Unis ont demandé à certains de leurs diplomates de quitter l’Irak, devenue un théâtre d’affrontement par procuration entre Washington et Téhéran. En dépit de ce contexte, le déclenchement d’une guerre régionale reste très peu probable. Le président américain, Donald TRUMP, s’il a évoqué cette menace à de nombreuses reprises, n’a jamais franchi aucun point de non-retour – comme en atteste sa gestion des dossiers syriens et nord-coréens.

L’évocation régulière de la menace iranienne par l’Administration américaine lui permet de renforcer ses liens avec les États du Golfe, justifiant ainsi leur protection.

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