Analyse du mois : premiers enseignements de l’attaque terroriste de Nairobi

Par Paul CHAIGNON, Analyste Senior Responsable Veille Sécuritaire Internationale au sein de la Business Unit Intelligence Stratégique :

Le 15 Janvier 2019 à 15h30 (heure locale), quatre hommes équipés d’armes et d’explosifs ont fait irruption dans le complexe hôtelier Dusit D2, localisé à Nairobi. En parallèle, un autre terroriste s’est fait exploser à l’entrée du complexe. Cette attaque, qui a tué 21 personnes, présente toutes les caractéristiques d’une attaque coordonnée.

Le groupe djihadiste somalien Al-Shabab a revendiqué l’attaque terroriste en la présentant comme une représaille à la décision du Président étasunien Donald TRUMP de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Cette attaque intervient alors même que les services de sécurité kényans semblaient avoir renforcé leur vigilance depuis les dernières attaques majeures ayant eu lieu sur leur sol (Westgate et Garrissa il y a quatre ans). De même, les autorités locales y avaient intercepté des militants suspectés d’avoir joué un rôle dans ces attaques. Par la suite, les dernières attaques revendiquées par Al-Shabab avaient principalement lieu le long de la frontière kenyano-somalienne.

La meilleure protection des principaux lieux publics et/ou fréquentés par le public (armement des agents de sécurité privés) renvoyait l’image d’une situation interne sous contrôle et propice à la conduite des affaires. Le niveau de sophistication et de préparation de l’attaque du complexe hôtelier a cependant contrarié ces efforts. Le niveau de menace terroriste reste élevé au Kenya, où des cellules de militants subversifs restent actives.

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